Adulte, Chroniques romans, Drame, Tranche de vie

Je voudrais que la nuit me prenne

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Titre: Je voudrais que la nuit me prenne

Auteur: Isabelle Desesquelles

Éditeur: Belfond

Parution: 16/08/2018

Genre: Drame, tranche de vie

 

4ème de couverture

 » Leur mensonge préféré aux parents, ils viennent le soir vous dire au revoir, on est à moitié endormis et eux vous murmurent « Je serai toujours là, mon délice, mon ange de la joie douce, merveille de l’amour enchanté’, ils caressent votre front, que ça rentre bien dans votre tête. Ce doit être pour cela que ça fait si mal le jour où ce n’est plus vrai, où la main d’un père ou d’une mère ne se posera plus sur le front d’un enfant que l’on n’est plus depuis longtemps. Et si cela
arrive vraiment trop tôt, on est fauché net. On peut mourir et vivre longtemps.  »
Loin du bruit du monde, Clémence grandit auprès de parents rivalisant de fantaisie. Mais elle n’a pas la voix d’une petite fille et ses mots sont ceux d’un mystère cruel. Que s’est-il passé pour que l’innocence se borde ainsi de noir ?
Plongée vertigineuse et poétique dans l’univers de l’enfance, Je voudrais que la nuit me prenne raconte le danger du bonheur. Entre trouble et éclairs de joie, ce roman explore le lien fragile et inaltérable qui nous unit à nos plus proches.
Et la redoutable force du souvenir.

Mon Avis

La découverte à le fois du roman et de son auteur m’a profondément troublée. Il m’a d’ailleurs fallu bien du temps pour parvenir à mettre des mots sur mes ressentis. Grâce à Babelio j’ai découvert l’histoire de Clémence, que je n’aurais pas achetée de moi même au vu de la couverture…

La narratrice est donc une petite fille de 8ans qui s’appelle Clémence. A travers ses mots d’enfants elle nous conte sa vie. Sa maman un peu fofolle, exubérante, qui chante souvent. Son papa qui est aussi son instituteur, le maître des mots et des connaissances. Sa grand mère et sa cousine Lise, ou encore Trottinette sa petite tortue. J’ai rapidement été touchée par son petit univers douillet et tendre, empli de promesses et de joie. Il y a aussi Just, son copain, presque son amoureux avec qui c’est sur elle se mariera et aura plein d’enfants…. L’innocence de la vie est si belle…

C’est alors que survient, petit à petit une ambiance différente, noire, lourde, et mature. Oui beaucoup trop mature pour une enfant de huit ans. Alors on se pose des questions, comment Clémence peut elle nous parler de ses parents avant sa naissance ? Pourquoi décrire des scènes qu’elle n’aurait jamais du voir, ou entendre ? Les mots sont devenus plus sombres et incompatibles avec la vision d’une fillette de son âge. Rien ne nous sera vraiment expliqué clairement si ce n’est que la voilà prisonnière, tout comme ses parents, de cette enfance, de cette tranche de vie…

Je n’en dirais pas plus, je ne souhaite pas vous spoiler, néanmoins je ne m’attendais pas vraiment à cela. J’ai beaucoup apprécié ma lecture, poétique sans trop en faire, et racontée de telle façon que l’on s’attache énormément aux personnages. Il est vraiment fort en émotions car si rien n’est vraiment explicite, l’auteur manie à merveille sous entendus, implicite et informations cachées. j’ai pleuré. Sans bruit, juste quelques larmes alors que je comprenais que je m’étais trompée en imaginant une tout autre histoire et que mon coeur restait bouleversé par ma lecture.

C’est vraiment poignant. effectivement il n’y a que peu d’action, on parle d’une vie ici, pas de course poursuite, il s’agit avant tout d’inciter à comprendre, à apprendre. Notamment que la vie, c’est à chaque instant qu’il faut en profiter, chaque petit moment de bonheur, ne pas passer à coté, ne pas croire la vie éternelle, s’accrocher au présent. C’est une véritable leçon que nous fournit Clémence ici. Je ne suis pas prête de l’oublier, même si je pense avoir eu la chance d’être dans le bon état d’esprit pour lire ce roman. J’avais envie de réflexion, pas de licorne ou de rose bonbon, de réalité pure, pas d’un roman d’été bien frais. J’ai été servie.

Je vous recommande chaudement ce livre, tout en vous prévenant de bien choisir le moment pour vous y plonger, sinon vous risquez de passer à coté ce qui serait dommage bien dommage. J’en suis ressortie grandie troublée comme j’ai pu le dire au début, mais surtout persuadée qu’il faut graver chaque petit bonheur dans notre coeur et les chérir.

kinou tt heureux

Un petit mot est toujours lu et très apprécié

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